Lima
Arrivés dans la capitale, que l’on dit plus dangereuse que Mexico, pas question de jouer les caïds, une fois n’est pas coutume nous sautons dans un taxi sitôt débarqués du bus (de nuit bien sûr). Bien nous en prit car la ville est gigantesque et le système de transports en commun parfaitement opaque. Notre taxi mettra d’ailleurs 1 heure à trouver l’école française en demandant à tous les coins de rues.
De Lima nous ne vous conterons que bien peu, ce qui est à la hauteur des connaissances que nous avons de cette ville. Puisque pendant les 9 jours de notre présence nous nous sommes lentement laissés dorloter par nos 2 familles d’accueil successives. Pendant 9 jours donc nous avons repris goût à la vie comme on l’entend d’habitude : levés pour aller au travail, sorties culturelles, dîner… en complète opposition avec la vie de voyage : levées culturelles, sorties pour dîner…
Evidement mes parasites, que je ne nourris habituellement que parcimonieusement de riz et de soupe de poulet, ont vu rouge : Nutella au petit déj’, repas ultra copieux à la cantine, dîner préparé par le personnel de maison (quasi obligatoire dans ce pays) ou par les voisins profs qui nous ont invité, repas de la fête des pères, fête de la Terre-mère (Patchamaca) avec les parents d’élèves… bref les pauvres petits m’ont fait des indigestions de trop de bonnes choses, mais rassurez-vous tout va mieux (je crois…).
Bref nous ne sommes sortis de notre cocon de la communauté française que pour une après-midi dans le vieux centre, très agréable mais vous n’en verrez rien puisqu’on nous avait fortement déconseillé d’emmener un appareil photo.
Les enfants nous ont emmenés partout de l’institut international de la patate au site de Pachacamac en passant par la rencontre de Tito Larosa un musicien péruvien spécialiste des instruments pré-colombiens.
Nous avons aussi découvert la fierté et l’histoire d’Arequipa, grâce à la famille d’Annie, qui au moment où nous étions chez eux commençait la révolte contre les décisions anti-démocratique de leur président mais c’est une autre histoire.
Si on ajoute une soirée marionnettes à l’Alliance Française et une soirée conte avec un conteur colombien très étonnant, voilà pour notre petite vie de Lima, qui tranchait nettement avec nos précédentes aventures dans ce pays.
Pisco
C’est donc requinqués et remis à neuf que nous quittons Lima, car il faut bien partir, pour Pisco, petite ville sympathique en bord de Pacifique et d’un parc national où s’ébattent lions de mers et oiseaux par milliers.
Là les images parlent mieux que les mots, foncez sur les photos si vous aimez les phoques, sinon passez plus loin.
Enfin Pisco on connaît pas mal puisque l’actualité nous y a coincé 2 jours de grèves générales : les aréquipéniens (habitants d’Arequipa) ayant réussi à fédérer une bonne partie du pays (enfin le sud, très différent du Nord, qui, lui, a cédé à l’envahisseur espagnol) pour s’opposer à la décision du président de privatiser leur compagnie d’électricité.
Du même coup cela nous a obligés à choisir entre Arequipa et Cusco. Je sais vous votez Cucso mais nous avons opté pour Arequipa. Cusco on nous en avait tellement rabattu les oreilles que ça sentait trop la ballade obligée, en plus nous n’étions pas prêts à payer 100$ juste pour aller sur le site du Machu Pichu. Bref à demi boycott, à demi pressés par le temps (les enfants de La Paz nous attendaient) et à demi vraiment enthousiasmés par tout ce que nous avait dit le mari d’Annie nous filons à Arequipa.
Arequipa
On ne l’a pas regretté cette décision. Arequipa est la première ville du voyage où nous nous serions bien installés. Grande et petite à la fois, jamais on ne sent ses 1 millions et quelques d’habitants et pourtant elle offre beaucoup de chose à voir et de quartiers à vivre. Ah oui : la bouffe est super pas chère ;o). Là aussi on s’est lentement laissé faire par le temps, ballades dans les couvents et les cours intérieures superbes (cela me rappelle un peu Lyon), ciné (on avait pas eu le temps à Lima de faire notre séance habituelle dans la capitale), resto végétariens… descansar quoi !
Les ouvriers en plein travail de repavement et les slogans tagués sur tous les murs, nous rappellent qu’il y a 2 jours encore la ville était soumise à un couvre feu militaire et qu’un jeune homme trouvait la mort dans les affrontements. On sent une véritable identité dans cette ville, des gens qui s’arrêtent sous les voûtes de la place centrale pour lire les derniers tracts politiques, les T-shirts « Moi Péruviens ? Jamais ! Je suis Aréquipénien !», les superbes bâtiments taillés en haut-reliefs qui font pesés un histoire sur les rues.
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