|
Pérou, Huaraz : Tu ne parles pas hébreux ?
Lundi 10 juin 2002
|
| Toujours dans un souci d’économie de temps et d’argent, nous avons pris un bus de nuit pour atteindre la ville de Huaraz. Dans ce bus, nous retrouvons deux israéliennes qui étaient dans notre hôtel de luxe à Vilcabamba, qui, comme nous, mettent du temps à sortir du bus lorsque nous arrivons à Huaraz à 5h du matin… |
 |
Normal de ne pas être pressé lorsqu’on n’a pas de toit fixe et qu’il gèle dehors non ? D´autant plus qu’il fait encore bien noir, nous serions mieux au lit qu’il nous faut d’abord dénicher, en route pour le sondage d’hôtels : « vous avez de l’eau chaude ? Votre eau chaude est-elle vraiment chaude ? Toute la journée ?». La première pension que nous visitons est complète, alors nous nous dirigeons vers le « deuxième moins chère du Lonely » (à 5h du mat nous lui faisons confiance à notre bon vieux guide touristique). Et qui retrouvons-nous ? Nos deux amies israéliennes… ainsi que TOUT l’hôtel de Vilcabamba ! On nous aborde dans une langue méconnue, « désolée, je ne parle pas hébreux », au grand étonnement des clients de cet « l’hôtel à Israéliens ». Je vous assure, je n’exagère pas, nous étions les seuls « non-Israéliens » de la pension pourtant grande, où les affiches et les touches de clavier sont en hébreux, et où un ancien client a été engagé comme « guide israélien » ! Durant ces quelques jours nous avons questionné ce peuple globe-trotter sur ses coutumes de voyage : ils préfèrent largement voyager à plusieurs (mais entre israéliens), quitte à se trouver un compagnon de voyage sur Internet qu’ils abandonneront au bout de 3 jours si ça ne colle pas. Ils sont très nombreux à visiter l’Amérique du Sud après leur armée, et vous parleront de la « vague » (The Wave qu’ils disent) qui est partie de Buenos Aires en janvier, et celle qui est partie de Quito en mai (devinez où ils se croisent ? Maintenant je sais !). Lorsqu’un groupe d’Israéliens en rencontre un autre, ils échangent leurs bons plans, surtout en matière de logement. Ainsi, dans chaque ville, un hôtel devient malgré lui un « hôtel à Israéliens ». Aux prix de leurs hôtels, nous risquons de les rencontrer de nouveau ! Des françaises nous parlent même d’hôtels en Bolivie qui refusent les Israéliens, il faut dire que comme tout groupe ils sont bruyants et ne respectent pas vraiment ce qui les entourent.
Houla une fois de plus on s’attarde mais nous ne sommes pas venus à Huaraz pour son peuple mais son paysage ! |
|