Le site
des voyages :

Accueil : Site Enfants, Site Voyage et Site Association News Espace Voyage Espace Contact Espace Partenaires
Mars 2002
  Nicaragua  
 
  • Fiche pays
  • Carnets de route
  • Bons plans
  • Photos
  •  
     

    Itinéraire
     
    Amérique Centrale
  • Mexique
  • Guatemala
  • Honduras
  • Nicaragua
  • Costa Rica
  • Panama

  • Amérique du Sud
  • Equateur
  • Pérou
  • Bolivie
  • Argentine

  • Océanie
  • Nlle-Zélande

  • Asie
  • Indonésie
  • Malaisie
  • Thaïlande
  • Birmanie
  • Inde
  • Népal
  •  
     
       Carnet de route : L'île d'Omotepe
    Mercredi 27 février 2002
    Située dans l’immense lac Nicaragua, l’île d’Omotepe est connue pour ses deux volcans et le calme qui y règne. Au programme : escalade de volcans, baignade en eau douce, observation de tarentule, découverte de pétroglyphes… Plus de photos ?
    Toutes les photos

    Après deux jours à essayer de surfer à San Juan del Sur, nous avons quitté les plages du Pacifique pour une eau plus douce et calme, celle du lago Nicaragua. Premier d’Amérique Centrale par sa taille, le lac à des allures de mer avec ses vagues qui moutonnent à l’horizon. Nous franchissons les 30 km qui nous séparent de l’île sur un petit bateau qui tangue, qui tangue…nous en sommes presque malades ! Nous fixons l’horizon et regardons se dessiner Maderas et Conception, les deux volcans de l’île.

    Nous débarquons dans une capitale calme, à côté d’une pelouse verte que broutent les chevaux, et sommes accueillis par des enfants du village. Nous mettons plus d’une heure à parcourir les quelques kilomètres de routes de sable qui nous séparent d’Alta Gracias, où nous réalisons que l’île est encore moins développée que nous n'imaginions : quelques échoppes où l’on vend un peu de pas grand chose, un ou deux stands ou l’on peut manger, pas de lampadaires. Nous dînons et nous couchons tôt en guise de préparation à l’ascension du volcan Conception, un challenge selon les guides. C’est vrai qu’il paraît rude, avec plus de 1600 mètres de hauteur, et une forme bien conique qui nous assure des pentes abruptes.

    Il est 4h30, le coq chante ; pour une fois ça tombe bien car nous avons RDV avec Alan, notre guide. Il fait encore frais, mais les quelques kilomètres qui nous séparent du pied du volcan, encore cachée par la brume, nous échauffent. Puis, le chemin devient de plus en plus étroit au fur et à mesure que la pente raidit, et nous nous retrouvons rapidement sur un immense « escalier » de roches volcaniques.
    Les heures passent tandis que nous continuons notre ascension, et transpirons à grosses gouttes au cœur de la jungle, où se mêlent humidité et fraîcheur de l’air. La brume continue à nous cacher le chemin, et il nous semble que le volcan ne cesse de croître à mesure que nous le grimpons. C’est l’heure de la pause, nous ne sommes qu’à mi-chemin !?! Une banane enfilée et quelques gorgées d’eau avalées, repartons vite-vite avant que le soleil ne nous rattrape.

    C’est reparti pour la grosse suée collective, enfin, tous sauf le guide, qui, en jean et chaussures de ville, n’affiche aucun signe de fatigue. Allons, une petite goutte de sueur, juste pour nous faire plaisir ! . Aie aie, j’en ais plein les pattes moi, vais-je y arriver ? Allons allons, un peu de persévérance, observons les belles orchidées de toutes couleurs qui bordent notre chemin, et pensons à la vue du sommet qui nous récompensera.
    Nous voilà enfin arrivés ! Mais…mais, où elle est notre vue ? Le sommet et enseveli sous la brume, et n’offre aucune vue. En plus, il gèle ! « A quoi ça sert cette balade ? », s ‘écrie notre amie Christelle. Moi, je suis bien contente, car tout de même, j’ai réussi (c’était pas gagné d’avance, je vous le dis)! Assis sur les pierres chaudes, nous contemplons le fond du cratère qui se dégage par moment. Quelle naïveté de penser que la lutte était finie….

    Eh oui, il nous reste encore la descente, bien plus dure que la montée. La pente est très raide, et les pierres volcaniques lâchent sous nos pieds. On se croirait au ski, mais je suis nulle au ski moi ! Les plantes qui nous semblaient rappeuses en montant nous servent maintenant de cordes, et nous ne cessons de nous retrouver fesses au sol. Genoux et chevilles se font sentir, et je dois terminer la marche bâton à la main ! Heureusement, notre descente nous offre de sublimes vues sur l’île et le lac, nous permettant d’oublier ces 6 heures supplémentaires de douleur.

    De retour en ville, les regards se posent sur nous : "Mais qui sont ces gringos sales au pas boiteux qui nous sourient ?" Nous méritons bien une douche, un repas, et du repos. Mais la journée n’est pas finie pour moi, qui suis chassée de ma douche par une tarentule plus grande que ma main ! Que d’émotions ! Enfin, demain et un autre jour…celui du volcan Maderas !

    News | Espace Voyage | Espace Contact | Espace Partenaires
    Site Association || Site Enfants

    © 2008 Au Tour des Enfants. Tous droits réservés. Conditions d'utilisation
    Conditions de lecture optimales : navigateur IE 4 ou +, résolution 800*600
    Ce site est gracieusement hébergé par Net Creative Consulting