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Instantané : La poisse, les transports et nous
Samedi 22 décembre 2001
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Par où commencer ? Bon allez, on vous explique le tout chronologiquement.
Les avions
Paris, 10h30 (GMT+1), 3 décembre 2001 : « AH ! Revenez plus tard votre avion a peut-être un problème ! » Peut-être ? Comment ça « peut-être » ! Après la nuit qu’on vient de passer, faudrait voir à pas nous empêcher de prendre le petit-déj à bord. On nous apprendra quelques minutes plus tard (le temps de laisser l’autre avion pour Londres partir) que notre avion ne partira pas, et que nous loupons donc à coup sûr notre correspondance pour Mexico.
Nous sommes "rootés" vers Los Angeles, ce qui nous fera arriver à 1h30 dans Mexico, une des capitales les plus dangereuses du monde, super British Airways! Mais ce n'est pas tout, car nos amis anglais ont aussi oublié d'emmener les bagages d'une cinquantaine de passagers, dont celui d’Agnès bien sûr.
Le temps de faire la déclaration de perte à Los Angeles, nous loupons notre vol pour Mexico. Nous courrons alors dans cet aéroport énorme où nous narguent des drapeaux des US gigantesques et des hôtesses portant des badges de commémoration (les fameuses deux tours évidemment), les mêmes qui nous annonceront « Il n'y a plus de place dans le vol suivant, nous ne savons pas où sont les bagages de Cyril (perdus dans la confusion), levez-vous tôt pour les récupérer ! »: Welcome to Los Angeles, California!!
A ce stade, nous sommes très fatigués, énervés et heureusement qu’on s'occupe de nous en nous logeant dans un hôtel 4 étoiles (voir même plus, voir les photos).
40h après avoir quitté notre demeure, nous arrivons enfin à Mexico, sans bagages. Nouvelle mission : les récupérer (je vous assure que ce n’est pas si facile que ça en a l’air). Nous arrivons au comptoir plus que caché de British Airways (à croire qu’ils l’ont fait exprès) pour nos réclames. Ayant eu quelques échos négatifs sur la récupération de bagages par cette ligne aérienne (vols, retards…), nous leur faisons part de nos inquiétudes. « Ne vous inquiétez pas, vos bagages arriveront chez vous sous 48 heures », nous répondent-ils, sourire aux lèvres.
72 heures plus tard, aucun signe de nos bagages : nous décidons d’y retourner (= 2h de trajet). « Vos bagages ? Votre nom ? Jamais entendu parler, aucun signe de vos bagages » en nous refermant la porte au nez. Nous forçons le passage pour avoir plus d’explications, et remplir de nouveau un formulaire de déclaration de perte de bagages. Pour la première fois, nous avons un peu peur, et craignons d’être coincés à Mexico encore une semaine. Et là, au moment de partir, qu’apercevons-nous, là, sous leur nez : nos bagages, avec notre nom écrit en énorme dessus ! Voilà comment nous avons finalement récupéré nos sacs….
Tout (est bien qui) se finit bien, après 48h de voyage, nous récupérons nos sacs et 100 dollars en prime !
Les bus
Après deux semaines passées à Mexico, nous décidons de « sauter » Oaxaca pour aller directement nous reposer sur les plages du Pacifique avant les vacances mexicaines. Nous mettons quelques jours à décoller de chez nos hôtes : fêtes de départ, maux divers…lorsque nous arrivons ENFIN à TAPO, la gare la moins chère de Mexico, les horaires et tarifs en main, nous n’en pouvons plus de la ville. Et là, vision d’horreur : des kilomètres de queue, un grouillement continu de Mexicains en mal de vacances. Nous avions oublié que nous étions en « viernes de quinzena », le jour où les Mexicains viennent dépenser leur paye. Et quelle erreur : après des heures à attendre qu’ils choisissent entre la place 10 et la place 12, le verdict tombe : plus de place pour Pochutla ! Noooooooooon, crions-nous, couverts de sueur, et au bord de l’asphyxie dans la pollution. Parce que notre besoin de partir est plus fort, nous prenons les premiers bus pour Oaxaca, où nous aurons la chance d’avoir une connexion directe pour la plage (après 7h de lassis sans suspension dans les montagnes, il est rassurant de voir que certains Indiens sont plus malades que nous en bus !).
Tout (est bien qui) se finit bien, après 13h de voyage et 10 d’attente, nous découvrons les bus 2e classe et leurs avantages !
Quelques jours plus tard, nous repartons de Mazunte (côte Pacifique) et arrivons à la gare sereins : cette fois, nous avions pensé à réserver nos billets, et avions même choisi les places près de la soute pour surveiller nos bagages ! Mais il n’était pas écrit dans l’histoire du Mexique qu’il en serait ainsi, nous étions tombés sur l’incompétent du service qui avait fait la réservation pour un jour inexistant. Résultat, plus de place, la compagnie n’a pas de solution pour nous. Nous accourons de nouveau vers une compagnie de bus 2e classe, où nous attend de nouveau un bus qui nous emmènera à Salina Cruz, à mi-chemin de notre destination finale. A l’arrivée, bingo de nouveau, il y a de la place dans le bus de nuit et nous sommes ravis à l’idée d’économiser de nouveau quelques sous. Mais il n’était pas écrit dans l’histoire du Mexique qu’il en serait ainsi, notre bus était tombé en panne et nous étions repartis pour des heures d’attente. A 2h30 du matin, nous montons à bord de notre bus secours, qui nous fait le privilège de nous accueillir….debout !
Tout (est bien qui) se finit bien, après 15h de voyage et 6 d’attente, 1 film de loup-garou, un de commando, et la découverte de Salina Cruz où le vent emporte les chaises, nous arrivons dans le Chiapas.
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