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Carnet de route : San Cristobal de las Casas
Vendredi 28 décembre 2001
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| Posée dans une cuvette entourée de montagnes boisées, San Cristobal, son air frais, ses couleurs, le Mexique, le vrai ! |





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Quel bonheur ! Dès la descente du bus on s’y sent bien. La première chose qui nous marque c’est la taille des maisons, pas une ne dépasse le 2ème étage et laisse ainsi complètement place au panorama, on a l’impression d’être dans un village.
Perchée à 2100 mètres, San Cristobal bénéficie d’un climat tempéré, les montagnes qui l’entourent y rafraîchissent l’air. Pour la première fois du voyage, nous réalisons que les fêtes de fin d’année approchent. Même si traditionnellement, les Mexicains célèbrent la fête des Rois, les arbres de Noël (sponsorisés par Coca-Cola) et les guirlandes qui entonnent « Jingel Bells » abondent.
Nous discutons pour la première fois avec des voyageurs. Sa vie de café, ses bars animés, son authenticité font en effet de San Cristobal une étape clef de beaucoup de voyages ; et les Français sont semble-t-il les plus représentés.
Le hasard nous a conduit à une Posada (auberge) très sympathique (voir Bons Plans), tenu par Roberto, un ancien guide, qui vous apprendra tout sur la région autour du petit-déjeuner.
La ville offre de nombreuses possibilités d’excursions dans les villages Mayas alentours (cheval, vélo, taxi). Mais à l’agitation touristique que les Tours provoquent, nous avons préféré flâner au détour des ruelles colorées, des Eglises perchées sur les collines et des marchés où les Indiens viennent vendre broderies, dindons, céramiques, crevettes séchées (sic), bijoux, bonbons, tissages, remèdes à base d’Axolotl, chayotes, mousse d’arbre pour les crèches de Noël, ananas pelé, poule vivante, poupée de Marcos et T-shirt zappatiste, papayes, bananes, aguacate, décorations de Noël à l’occidentale…
La question du réveillon (en amoureux ?) ne s’est vite plus posée, Roberto nous a conviés dans la maison d’un de ces amis., une magnifique posada en devenir. Poulet, riz, tamarin, sucre de canne et pruneaux ont remplacé nos dindes aux marrons traditionnelles, et nous avons passé une très agréable nuit à discuter avec d’autres exilés sur la terrasse ou devant le feu (il ne faisait pas si chaud que ça au milieu de la nuit).
Ici aussi on aime les feux d’artifices pour les grandes occasions, mais comme la ville n’en organise pas, chacun s’organise le sien dans son jardin ou devant chez lui : sortez en armure !
Il faut aussi qu’on vous avoue : avant d’aller fêter Noël avec tout le monde, on a voulu se faire un petit plaisir entre nous… une boîte de pâté de Chevreuil au foie gras chipée dans la réserve du père d’Agnès avant le départ !
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