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Mai 2003
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       Carnet de route : Calcutta : Comment pas de lépreux !?!
    17 avril 2003
    "Dans quelques instants, nous atterrirons a l'aéroport international de Kolkata. Il est 9h20, la température au sol est de 40 degrés". 40 degrés? Pffft facile, ca fait trois mois qu'il fait 40 degrés alors!

    Surprise!
    A l'aéroport, premiere surprise Indienne, il manque des trucs dans mon sac: lampe de poche, couteau Suisse…bon allez, on va pas tapper le scandale des notre premier jour. En route pour l'Inde, a bord d'une Austin Jaune canari super funcky!
    Sudder Street, le quartier touristique de Calcuta, nous aparait comme une blague. Ou sont les voleurs, les mendiants eclopes, les rats aux dimensions irreelles. Pourquoi personne ne me touche les seins? Houlaa, je crois qu'on nous a trop monte la tete avec l'Inde.
    Apres nous etre confortablement installés dans notre chambre sans fenetres mais avec télé et draps léopard (qui a besoin de fenetres quand y' a une télé et des draps léopard?), nous partons a la découverte de Calcuta, considérée comme la capitale culturelle d'Inde.

    Explosion des sens
    Pour beaucoup, les rues encombrées et les batiments croulants rendent cette ville moche et désespérante. Pour nous, Calcuta est sublime, pour ces memes raisons! Des vielles batisses coloniales sur le point de s'écrouler sous le poids des arbres qui y poussent (Dieu seul sait comment). Elles semblent abandonées, mais vu la densité de population et le nombre de gens qui dorment dans la rue, ce serait étonnant.
    On est tout de suite frappés par cette foule active. Ils marchent,mendient, réparent des chaussures ou se lavent aux pompes a eau publiques sur les troittoirs. Un grand contraste par rapport a l'Indonesie ou au Myanmar, ou on a l'impression que tout le monde passe sa journée a glander. Une explosion de couleurs en activité: jaune pour les murs décrépis, noir est leur couleur de peau, rouges, violets ou oranges flamboyants sont les saris des femmes.

    Tourista ou pas?
    Apres trois jours de restaus pour touristes qui nous semblent horriblement chers (1 dollars le repas, l'arnaque!), on decide de tenter l'aventure: les stands de rue, pourtant formellement interdits par nombreux de nos compatriotes (les memes qui nous conseillent de ne prendre que l'avion et de ne faire confiance a personne). C'est plus sympa, et si c'est crade on le voit tout de suite, contrairement aux restos.
    Un dhal (lentilles et epices), un chapatti (sorte de pain), un alu pratha (galette de pomme de terre), le tout accompagne d'un lassi (yaourth glace) ou d'un tchai (the au lait et aux epices) MIAM! Ou sont les menteurs (surtout menteuses) qui m'avaient certifie que je perdrais des kilos en Inde! Figurez-vous que je comptais dessus moi!!!

    Kali temple, l'experience intense
    En nous promenant, nous tombons nez a nez avec Jonathan et Annie, deux Quebecois rencontrés il y a plus d'un an au Nicaragua! Ensemble, nous prenons le metro (plus propre qu'a Paris ou a New-York) direction le temple de Kali. Selon la légende, lorsque le corps de la femme de Shiva fut coupé, un de ses doigts tomba ici. Des lors, le temple est un important lieu de pelerinage. Situé non loin de l'hopital pour les mourants de la Mere Theresa. Les voila tous les mendiants et les ecclopes, agglutinés autour du petit batiment central. A l'interieur, l'ambiance est étouffante. Les gens, casi- nus, se bousculent violemment pour apercevoir ne serait-ce que deux secondes, les yeux de Kali, la déesse noire qui danse sur le corps de Shiva. Assoifée de sang, sa rage ne s'apaise que lors de sacrifices quotidiens (animaux, les sacrifices humaines ayant été interdits au debut du 19e siecle). 'Crie le nom de ta mere, de ton pere', une experience troublante, boulversante. Tout comme, nous l'esperons, le reste du pays, que nous abordons avec un regain d'énergie.


     
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