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Février 2002
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       Carnet de route : Tegucigalpa
    Mercredi 20 février 2002
    Tegucigalpa, notre première capitale « humaine », pour sa taille et pour ses habitants… Plus de photos ?
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    A plonger avec les poissons dans la mer des Caraïbes, nous avions oublié l’existence des voitures, de la pollution sonore, et de la foule. Nous redoutions plus que jamais la capitale, les souvenirs agressifs de Mexico DF et surtout de Guatemala City encore bien frais dans nos esprits. C’est à reculons, et en retardant notre départ que nous avons finalement gagné Tegucigalpa, notre première capitale à échelle humaine (un petit million d’habitants).

    Tegucigalpa, ou « Tégou », pour les intimes, se situe dans une vallée entourée de montagnes couvertes de pins. La ville est divisée en deux par le Rio Choluteca : à l’est, Tegucigalpa et son centre d’affaires, ses rues piétonnes et son centre historique. A l’ouest, des rues sales, un marché et un grand nombre de comedores (petits restaurants bon marché) constituent Comayagüela, une petite ville qui a été rattachée à la capitale en 1938. Comme souvent, notre bus (le plus économique bien sûr) nous dépose dans le quartier le plus isolé (le plus pauvre aussi).

    N’ayant pas d’autre alternative que le taxi pour rejoindre le centre (les bus ne traversent pas la rivière), nous décidons de traverser le quartier à pied. Nous accélérons le pas dans le marché, fortement déconseillé par notre guide, et atteignons rapidement la rivière qui nous sépare du centre. Enfin « rivière » est un grand mot ! Des flaques d’eau dans lesquelles flottent des détritus, une dizaine d’hommes qui déplacent de la boue sans qu’on ne comprenne pourquoi, et de maigres chiens cherchant leur souper. Sur le large pont, des dizaines de stands improvisés où l’on vend de tout, mais pas beaucoup : deux rasoirs, un veux livre scolaire, un t-shirt…

    Avec son parc centrale et ses rues piétonnes, l’autre rive du Rio Choluteca est plus accueillante. Il règne une ambiance calme et détendue dans cette capitale sans camion pour venir perturber nos sens. D’adorables vieillards viennent vous réclamer leur place si par malheur vous vous asseyez sur leur banc favori, tandis que les femmes passent leurs journées à déplacer leurs stands hors du soleil. C’est qu’il fait une chaleur incroyable sous le soleil hondurien ! Nous en profitons pour nous mettre au rythme de la sieste. Nous trouvons logis dans un petit hôtel sans prétention derrière l’église Los Dolores, qui s’avèrera être le quartier des prostitués. « Voilà pourquoi c’est si peu cher ! ». Qu’avons nous fait à Tégu ? Tout ce qu’on ne peut faire ailleurs : musées, ciné, cybercafé, soirée…Le musée d’histoire, de l’indépendance jusqu’à nos jours, est aussi intéressant que le palais présidentiel dans lequel il se situe, dont le balcon central offre une vue imprenable sur la ville.

    Avec son parc central et ses rues piétonnes, l’autre rive du Rio Choluteca est plus accueillante. Il règne une ambiance calme et détendue dans cette capitale sans camion pour venir perturber nos sens. D’adorables vieillards viennent vous réclamer leur place si par malheur vous vous asseyez sur leur banc favori, tandis que les femmes passent leurs journées à déplacer leurs stands hors du soleil. C’est qu’il fait une chaleur incroyable sous le soleil hondurien ! Nous en profitons pour nous mettre au rythme de la sieste. Nous trouvons logis dans un petit hôtel sans prétention derrière l’église Los Dolores, qui s’avèrera être le quartier des prostitués. « Voilà pourquoi c’est si peu cher ! ». Qu’avons nous fait à Tégu ? Tout ce qu’on ne peut faire ailleurs : musées, ciné, cybercafé, soirée…Le musée d’histoire, de l’indépendance jusqu’à nos jours, est aussi intéressant que le palais présidentiel dans lequel il se situe, dont le balcon central offre une vue imprenable sur la ville.

    La grande découverte de la ville a été pour nous une collection incroyable de statues et poteries pré-hispaniques…dans une banque ! L’ancien PDG de la Bancatlan achetait ces œuvres afin qu’elles ne soient pas vendues à d’autres pays, et qu’elles restent accessibles à tous dans son pays. Malheureusement à sa mort, la salle d’exposition a été transformée en salle de travail. C’est avec une employée de la banque que nous avons parcouru les couloirs et bureaux de la banque dans lesquelles sont éparpillés vases, statuettes, ainsi que peintures contemporaines ! Ce fut plus qu’amusant, parfois un peu gênant, de se promener de salle de réunion, en couloir, de la cafétéria au bureau du PDG pour admirer et se faire expliquer chaque statuette. Vu la tête des employés, dérangés en plein travail, à notre passage il ne doit pas y avoir beaucoup de visiteurs.

    Pour la partie « by night » de la ville, nous nous sommes laissés entraîner en boîte par des professeurs de l’école franco-hondurienne : le « Castillo » (reconstitution parfaite, humhum, d’un château-fort : tout en carton pâte de dehors et tout en travaux dedans). Chaleureusement invités et accueillis par eux, nous avons joué les passeurs de Mont d’Or et de Pastis « made in Honduras » (le Pastis Jean Canon) vers le Nicaragua pour des amis à eux.


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