A Antigua, nous avions rencontré un américain revenant d’un mois sur les bords du lac, à vrai dire nous en étions un peu restés sceptiques : un mois sans rien faire, farniente dans un petit village ? Pas nous, pas nous.
Et puis voilà… nous y avons passé 8 jours qui nous en ont semblé 2, et pour la première fois du voyage nous n’arrivions plus à bouger.
San Pedro La Laguna, La Nariz del Indio, Atitlan… plusieurs semaines après notre départ nous nous endormions encore en voyant miroiter les eaux du lac, et les pots d’échappement de Guatemala City nous arrachaient toujours le même soupir : « Ah ! Atitlan ! ».
Après une telle intro je ne sais plus par où commencer… un paradisiaque mélange, voilà surtout ce qu’a été le village de San Pedro pour nous. Un village d’indiens des Hauts Plateaux, comme Chichi, leurs costumes et surtout leur perpétuelle bonne humeur qui accueille de nombreux voyageurs-résidents étrangers. Les odeurs, celles du café aux différents stades de son élaboration et celles du lac aux différentes heures du jour. Les lumières du soleil qui toute la journée jouent à changer le paysage. L’eau douce, chaude et turquoise qui va jusqu’aux pieds des 3 volcans et des montagnes qui les entourent…
Il nous serait difficile de vous retracer ce qu’ont été nos journées tellement elles semblent toutes se confondre en un seul et long moment de plaisir. Escalade du Nez de l’Indien, baignades, lectures, films au café américains, rencontre avec les enfants de l’école primaire…
Malheureusement il faut faire vite, les richesses d’Atitlan sont connues et tout là-bas se transforme, se construit, se prépare à l’accueil des touristes de plus en plus nombreux. Comme Panajachel, un temps village au bord de l’eau et aujourd’hui surnommé « PanaGringo » par les Guatémaltèques.
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