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Septembre 2001
      France      
 
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    Ecole de Millery, France

    Le petit cheval bossu

    Par delà les forêts, les monts,

    Et par delà les mers sans fond,

    Sur terre, et non dans les nuages,

    Vivait un vieux en un village.

    Le brave homme avait trois garçons,

    Le premier, leste de façons,

    Le second, un esprit honnête,

    Quant au dernier, il était bête.

     

    Il se nommait Ivan, Ivan le bon à rien. Une nuit il surprit une jument piétinant leur champ de blé.

     

    Alors il s’approcha d’elle

    Et, choisissant le bon moment,

    Saisit la queue de la jument,

    Se trouva à califourchon

    Devant derrière, en un seul bond.

    La jument comme un serpent

    S’élança alors comme une flèche.

    Dans les champs elle tourna en rond,

    Franchit les ravins d’un seul bond,

    Dévala au galop les collines,

    Fila dans les forêts voisines

    Pour se débarrasser d’Ivan.

    Mais elle ne put le tromper,

    Il continua de s’agripper.

    Fatiguée d’avoir tant bondi,

    Elle s’arrêta et lui dit :

    « Ivan, tu es plus fort que moi,

    Je me soumettrai donc à toi. »

     

    Au déclin du troisième jour, la jument annonça à Ivan la naissance de trois petits poulains.

     

    « Deux coursiers, merveilleux et forts,

    Tels qu’on n’en vit jamais encore ;

    Et un autre petit cheval,

    Un bien étrange animal :

    Deux bosses, de longues oreilles,

    Tu n’en connais pas de pareilles.

    Des premiers, fais ce qu’il te plaît,

    Mais garde pour toi le plus laid,

    Il ne faut pas que tu le troques

    Contre un ceinturon, une toque,

    Car toujours il t’obéira,

    Partout avec toi il ira. »

     

    Le temps passa, les poulains grandirent. Le père demanda à ses fils d’aller les vendre au marché près du château d’une cité lointaine. Une nuit, en cours de route, tandis que ses frères dormaient, Ivan fut attiré par une lueur qui brillait à une centaine de pas de lui. Avec son petit cheval bossu, il décida d’aller voir.

     

    Le feu éclairait tout un pré :

    Quelle magnifique lueur !

    Mais sans fumée et sans chaleur.

    Et notre Ivan s’émerveilla:

    « Quelle flamme sans pareille !

    Il fait aussi clair qu’en plein jour

    Et pas de fumée alentour ;

    Non, ce feu n’a rien de normal ! »

    « Pourquoi, lui répond son cheval,

    Vas-tu t’étonner de si peu ?

    C’est une plume de l’Oiseau de Feu.

    Si tu veux être heureux, crois-moi,

    Ne l’emporte pas avec toi.

    Car tu n’aurais à l’avenir

    Que soucis à n’en plus finir. »

    Ivan alors de murmurer :

    « Tu sais, tu peux toujours parler ! »

    Il enveloppa de son mieux

    La plume de l’Oiseau de Feu,

    Puis sous son bonnet le cacha.

     

    Le lendemain, les trois frères arrivèrent enfin au château. Les deux coursiers firent immédiatement l’admiration de tous, et le roi, averti par un valet, s’empressa de venir les acheter pour dix sacs d’argent.

     

    Les deux beaux chevaux

    Furent conduits à l’écurie

    Par dix valets aux cheveux gris.

    Mais comme par un fait exprès

    Les chevaux rompirent leurs traits

    Et, rapides comme le vent,

    Ils s’en revinrent vers Ivan.

    Le roi retourna en arrière

    Et lui dit : « Eh bien ! mon frère,

    Que tes chevaux sont entêtés !

    Vois, ils ne veulent pas rester !

    Au palais il te faut venir,

    Pour les garder et me servir.

    Tes habits seront en argent,

    Tu vivras comme tu l’entends

    Et je mettrai mes écuries

    Aux ordres de ta seigneurie.

    Tu as ma parole de roi. »

     

     

    Notre Ivan, le Bon-à-rien,

    Alla dans le palais du roi

    Pour le servir, cette fois,

    De jeune palefrenier,

    Cela sans jamais s’ennuyer

    De ses frères ou de son père.

    Rester au palais il préfèrait,

    Et, d’ailleurs, peu lui importait !

    De forts beaux habits il portait.

    Des bottes ? Il en avait des dizaines !

    Des toques ? Il en avait des vingtaines !

    Il mangeait et dormait autant qu’il pouvait,

    Enfin, il faisait tout ce qu’il voulait !

    Cinq semaines s’écoulèrent encore.

    Un serviteur du roi, alors,

    Commença à surveiller Ivan,

    Car c’était lui, auparavant,

    Qui commandait les écuries.

     

    Les deux coursiers n’obéissaient à personne d’autre qu’à Ivan. Le palefrenier jaloux espionna Ivan.Une nuit il vit l’écurie illuminée. Il s’approcha et découvrit alors  qu’Ivan possédait une plume de l’Oiseau de Feu. Le lendemain, il déroba cette merveilleuse plume et l’apporta au roi.

     

    Le roi regarda, admira la plume,

    Lissa sa barbe, se mit à rire.

    Il l’enferma dans son coffre,

    Puis pour souligner sa colère,

    Frappant du poing, la voix amère,

    Il cria : « Qu ‘on trouve ce vaurien !

    Qu’on m’amène ce Bon-à-rien ! »

     

    Ivan alla donc chez le roi,

    Devant lui s’inclina une fois,

    S’éclaircit la voix et parla :

    « Tu m’as fait mander, me voilà ! »

    Le roi, tout d’abord silencieux,

    Se redressa soudain furieux

    Et s ‘écria dans sa colère :

    « Dis donc, vas-tu enfin te taire !

    Ou bien réponds-moi : de quel droit

    Oses-tu cacher à ton roi

    La plume de l’Oiseau de Feu ? »

    Là, Ivan, frappé de stupeur,

    Commença à trembler de peur.

    Le roi le regarda et dit :

    « Alors, tu te sens mal, bandit ! »

    « Ô, mon roi ! Prends-moi en pitié,

    Sois généreux comme il te sied !

    Pardonne-moi. »

    Puis il s’inclina jusqu’au sol.

    « Bon, tu t’es conduit comme un fol !

    Laissons cela : pour cette fois

    Tu es pardonné par ton roi.

    Mais surtout n’oublie pas, Ivan,

    Que je sais être fort méchant !

    Je peux, car rien ne m’arrête,

    Te faire couper la tête,

    Si tel est mon très bon plaisir !

    Maintenant, Ivan, prends garde !

    Dans trois semaines il faut que j’aie

    L’Oiseau de Feu en mon palais.

    Sans cela, je te le jure,

    Je te ferai la vie dure !

    Et en présence de ma cour,

    Tu seras pendu, haut et court !

    Allons ! Hors d’ici, vil manant ! »

     

    Bien triste, notre pauvre Ivan,

    Voyant que tout allait si mal,

    Partit retrouver son cheval.

    Le cheval en le voyant

    Se mit à danser gaiement,

    Mais il remarqua ses larmes

    Et dit alors, plein d’alarme :

    « Tu n’as pas l’air joyeux,

    Qu’est-ce qui te rend si malheureux ? »

    Attristé, plein d’ennui,

    Il tournait autour de lui.

    « Dis, que cache donc ton cœur ?

    Et quelle est cette douleur ?

    Es-tu malade, es-tu fiévreux ?

    Je peux t’aider si tu le veux. »

    Près de lui Ivan se baissa,

    Il l’embrassa et le caressa.

    « Mon malheur est sans limite,

    Car le roi veut au plus vite

    Posséder l’Oiseau de Feu

    Crois-tu que cela est peu ? »

     

    Le petit cheval bossu conseilla à Ivan de se faire donner du grain et du vin afin d’attirer l’Oiseau de Feu. Le lendemain, Ivan et le cheval bossu partirent pour l’Orient. Au huitième jour, ils s’arrêtèrent dans une clairière d’or au milieu d’une forêt profonde. Ivan jeta son grain mélangé au vin et se cacha.

     

    Quand enfin arriva minuit

    La clairière soudain luit.

    Tout était si clair alentour

    Qu’on se serait cru en plein jour :

    C’était des Oiseaux de Feu

    Qui se livraient à leur jeu

    Et leur troupe assemblée

    Criait et picorait le blé.

    Ils étaient à ce point merveilleux,

    Qu’Ivan n’en croyait pas ses yeux.

    Il sortit de sa cachette,

    Attendit un peu et se jeta

    Sur un bel Oiseau de Feu

    Qu’il attrapa par la queue.

    « Je tiens un Oiseau de Feu ! »

    Cria Ivan si fort qu’il put.

    Le cheval arriva aussitôt.

    « C’est parfait, Ivan, bravo !

    Dans un sac il faut le mettre

    Et le ficeler mon maître !

    Au cou accroche-le-toi

    Et revenons chez le roi. »

     

    « Mon brave Ivan, dit le roi,

    Tu as réjoui mon âme !

    Tu seras, je le proclame,

    Mon premier écuyer.

    Ceci, pour te remercier ! »

    Alors dans sa noire furie,

    Le palefrenier jaloux

    Marmonna tout bas, à part,

    Bien sûr sans élever la voix :

    « Attends un peu, jeune vaurien,

    Tout n’ira pas toujours si bien !

    Car je vais mettre tout mon cœur

    A provoquer un vrai malheur ! »

     

    Le palefrenier décida alors d’éloigner Ivan. Il raconta au roi que sur un bel océan vivait une très jeune et belle princesse dans une barque d’or dont la rame est en argent. «  O mon roi, ton écuyer se fait fort de capturer cette princesse. Il n’arrête pas de s’en vanter. » Le roi fit aussitôt appeler son écuyer.

     

    Le roi secouant sa barbe,

    S’écria : « Ivan ! Prends garde !

    Dans trois semaines, il faut que j’aie

    La princesse, en mon palais.

    Sans cela, je te le jure,

    Je te ferai la vie dure !

    Je te trouverai, s’il le faut,

    Dans les cieux ou sous les eaux.

    Et, en présence de ma cour,

    Te ferai prendre, haut et court !

    Allons, hors d’ici, vil manant ! »

    Bien triste, notre pauvre Ivan,

    Voyant que tout allait si mal

    Partit retrouver son cheval.

    Celui-ci, devant ses larmes,

    Lui dit alors, plein d’alarmes :

    « Tu n’as pas l’air joyeux,

    Qu’est-ce qui te rend si malheureux ?

    Dis, que cache donc ton cœur ?

    Et quelle est cette douleur ? »

    Près de lui Ivan se baissa,

    Il l’embrassa, il le caressa

    « Mon malheur est sans limite,

    Car le roi veut au plus vite

    Que je trouve une Belle Princesse

    D’une très grande noblesse.

    Crois-tu que cela est peu ? »

    Le petit cheval conseilla à Ivan de demander au roi une tente, mais en fils d’or, une nappe et un couvert, des mets d’au-delà des mers. Le lendemain, Ivan et le petit cheval bossu partirent pour l’océan. Au huitième jour, ils arrivèrent sur un chemin bordé de pins. Le petit cheval bossu dit à Ivan

     

     « Ce chemin va vers l’océan,

    Et là, pendant toute l’année,

    Montée sur sa barque dorée,

    Vit la princesse. Deux fois l’an

    Elle quitte cet océan

    Et sur terre elle passe un jour.

    Tu pourras la voir à ton tour. »

     

    Ivan mit pied à terre.

    Le petit cheval dit alors :

    « Installe la tente en fils d’or,

    La belle nappe et le couvert,

    Tous les mets d’au-delà des mers,

    Cache-toi derrière la tente,

    Et plonge-toi dans l’attente.

    Tu verras une barque au loin :

    C’est la princesse, c’est certain !

    Laisse-la entrer sous la tente !

    Quand elle se mettra à chanter

    Tu devras te précipiter.

    Dans la tente, tu entreras,

    Et aussitôt appelle-moi.

    Le lendemain matin, très tôt,

    Laissant sa barque au bord de l’eau,

    La princesse entra dans la tente

    Ivan bondit près de la princesse

    Et il la saisit par sa tresse…

    Le cheval alors apparut :

    « Bravo, mon maître ! C’est parfait !

    Allons Ivan, mets-toi en selle

    Et repartons avec la belle. »

     

    Le roi en les voyant venir

    Sortit bien vite les accueillir,

    Puis d’un air fort satisfait,

    Conduisit la dame en son palais,

    Dans une pièce spacieuse

    Aux rideaux de soie précieuse

    Ou une table de bois blanc

    Couverte de mets les attendait.

    Et il regardala princesse

    Avec une grande tendresse.

    « Belle princesse, sois mienne !

    Je voudrais que tu deviennes

    La reine de ma maison. »

    La princesse lui répondit :

    « Impossible de nous marier ! »

    « Mais pourquoi donc, mon cœur, ma mie ?

    Moi qui t’aime à la folie !

    Moi qui te veux, ma princesse ,

    En dépit de ma vieillesse.

    Si tu refuses, je mourrai…

    Oui, de chagrin je périrai.

    Tu vois, déjà je m’effondre ! »

    Et la princesse de répondre :

    « Mais regarde tes cheveux blancs !

    Moi, je n’ai pas encore vingt ans !

    Si jamais nous nous marions,

    Tous les autres rois riront

    De voir que j’épouse un grand-père.

    Je ne veux pas d’un vieux barbon.

    Redeviens jeune et beau garçon

    Et je t ‘épouse sur-le-champ. »

     

    La princesse attristée de voir le roi dans un tel désarroi lui proposa un moyen de rajeunir.

     

    « Demain, fais faire trois grands feux,

    Là, dans la cour de ton palais,

    Ceci, pour ne plus être laid.

    Quand les trois feux pétilleront,

    Que l’on y place trois chaudrons !

    Dans l’un, que l’on verse d’abord,

    De l’eau glacée, jusqu’au bord.

    Le deuxième doit contenir

    De l’eau, mais en train de bouillir.

    L’autre doit être plein de lait.

    Puisque tu prétends qu’il te plaît

    De m’épouser et d’être beau,

    Dévêts-toi donc et, aussitôt,

    Plonge-toi dans le lait bouillant,

    Puis dans l’eau qui l’est autant,

    Et ensuite dans l’eau glacée ;

    Quand tu y seras passé,

    Quand tu auras fait cet effort,

    Tu redeviendras beau et fort. »

     

    Aussitôt le roi appela Ivan et lui ordonna de se baigner avant lui dans les trois chaudrons.

     

    Voyant que tout allait si mal

    Ivan revint vers son cheval.

    « Tu n’as pas l’air joyeux,

    Qu’est-ce qui te rend si malheureux ?

    C’est sans doute ce vieux barbon

    Qui t’ennuie de mille façons. »

    Près de lui Ivan se baissa,

    L’embrassa et le caressa.

    « Quel malheur, mon petit cheval !

    Le roi me veut du mal.

    Car il veut me faire baigner

    Dans trois chaudrons. Or le premier

    Est rempli de lait bien bouillant,

    Le second d’eau qui l’est autant,

    Le troisième est plein jusqu’au bord

    D’eau du puits qui glace le corps. »

    « Enfin ! Je suis ton serviteur

    Et je t’aime de tout mon cœur.

    La plume que tu as prise –

    Ce fut une grande méprise ! –

    A causé tous ses tourments

    Et tous ces désagréments.

    Mais cesse de pleurer, allons !…

    Car tous ces malheurs finiront. »

     

    Le petit cheval bossu conseilla à Ivan, avant de plonger dans les chaudrons, de demander au roi de le faire appeler pour lui dire adieu.

     

    Le jour suivant, dès le matin,

    Les chaudrons bouillonnaient déjà,

    Tandis qu’assis non loin de là,

    Cuisiniers et cuisinières,

    Gens de cour et chambrières

    Ajoutaient du bois dans le feu

    Alors les portes s’ouvrirent,

    Le roi et sa belle sortirent,

    Et, du haut de leur perron,

    Ils virent le brave garçon.

    « Ivan, ôte tes vêtements

    Et plonge dans le lait bouillant ! »

    Dit le roi l’air tout faraud.

    Ivan se dévêtit aussitôt

    Tout en gardant le silence.

    Ivan grimpa sur le chaudron,

    Le regarda, plissa le front…

    « Alors, Ivan, qu’est-ce qui t’arrête ?

    Lui dit le roi. L’eau est prête.

    Allez, fais donc ce que tu dois ! »

    Mais Ivan lui répondit : « Ma foi,

    Faites venir, votre Grandeur,

    Le petit cheval de mon cœur.

    Je veux lui dire au revoir. »

    Le roi donna son accord

    Et, par un valet, fit amener

    Le petit cheval bossu.

    Le cheval agita la queue,

    Son museau il mouilla un peu,

    Puis il en aspergea Ivan

    Et ensuite il siffla gaiement.

    Ivan regarda son ami.

    Dans le grand chaudron il bondit,

    Dans les deux autres, et aussitôt,

    Il en sortit si beau, si beau,

    Qu’aucun conte ne peut le dire

    Et aucun pinceau le décrire !

    Il mit de beaux habits de soie,

    S’inclina ensuite par deux fois,

    Et, se trouvant plein de vigueur,

    Prit une allure de seigneur.

    « Nous n’avions pas entendu dire

    Qu’il est possible d’embellir ! »

    S’écrièrent les gens de cour.

    Alors le vieux roi, à son tour,

    Se fit dévêtir, se signa.

    Plouf !…Dans le chaudron il sauta

    Et y mourut ébouillanté !

     

    Alors la reine de beauté,

    La jeune et jolie princesse,

    A la foule qui se pressait,

    Demanda de faire silence.

    Puis, s’adressant à l’assistance :

    « Le roi vous souhaite longue vie :

    C’est moi qui régnerai ici.

    Si je vous conviens, répondez !

    Et si c’est oui, reconnaissez

    Pour votre maître et seigneur

    Celui qui a pris mon cœur ! »

    La princesse, alors, se taisant,

    Désigna à la foule…Ivan !

     

    La foule cria : « Nous acceptons !

    Même en enfer nous te suivrons !

    C’est aussi par amour pour toi

    Que nous prenons Ivan pour roi ! »

     

    Donc, le roi conduisit sa reine,

    Vers l’église il l’emmèna,

    Plein d’orgueil, plein de fierté

    Devant sa grâce, sa beauté.

     

    Alors les canons de gronder

    Et les trompettes de sonner.

    Au palais un grand festin

    Fut servi à la foule joyeuse.

     

    Sous la protection du petit cheval bossu à qui on fit construire une écurie dorée, le roi, et la reine vécurent heureux, ils connurent plus de bons que de mauvais jours jusqu’à la fin de leur vie.

     
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